À mesure que les soins de santé privés se généraliseront, les communications seront déterminantes pour le choix des prestataires

Avec le stress que la COVID-19 a imposé à notre système de santé, les provinces se tournent davantage vers les entreprises privées pour fournir des soins. Diagnostic. Télésanté. Soins à domicile. Et plus récemment, la chirurgie élective. En Alberta, le projet de loi 30 accélérerait l’approbation par la province des installations chirurgicales privées – la province espère réaliser 80 000 interventions chirurgicales non urgentes supplémentaires au cours des trois prochaines années. Le Manitoba s’intéresse également aux entreprises privées pour l’aider à résorber son retard de 5 500 interventions chirurgicales non urgentes. En Ontario, l’adoption du projet de loi 175 permettrait aux acteurs privés de prendre en charge les soins à domicile et dans la communauté.

Cette évolution représente une opportunité de marque significative – et certaines entreprises peuvent émerger comme leaders si elles saisissent cette opportunité. Mais elles doivent agir maintenant. C’est un moment critique pour ces entreprises, car les marchés évoluent, les relations se forment et les contrats sont signés. 

LifeLabs est un exemple du type de positionnement de la marque et de perception du consommateur que les entreprises privées de soins de santé veulent atteindre. Le diagnostic est un domaine des soins privés qui s’est solidement implanté au Canada, et LifeLabs, soutenu par DCM, est le plus grand fournisseur privé de diagnostics au Canada – la société effectue plus de 112 millions de tests de laboratoire par an.

Face à ce « carrefour des marques », les prestataires privés de soins de santé doivent réfléchir de manière très critique à leur proposition de valeur et à leur communication – et ils doivent le faire à deux niveaux :

– Au niveau de l’industrie : ces entreprises doivent « s’introduire » dans un système social traditionnel qui considère largement les soins de santé privés comme élitistes. Ces entreprises doivent s’attaquer activement à cette attitude et faire savoir aux Canadiens que, à l’instar des services de diagnostic privés, les prestataires de chirurgie privés ont un rôle à jouer dans la prestation de soins efficaces et rapides.

  • Au niveau individuel : chaque entreprise doit différencier ses services et se démarquer de ses concurrents. De plus, la manière dont chaque entreprise se comporte alors que les gouvernements s’attaquent à l’arriéré actuel de la pandémie jettera les bases de la prise de décision concernant les futurs contrats gouvernementaux.

Au Canada, la santé publique restera toujours une priorité et permettra de fournir des services vitaux de première ligne et des soins urgents. C’est la force fondamentale du système public. Dans cette optique, les prestataires privés de traitements non urgents doivent se concentrer sur leur point fort : offrir la meilleure expérience possible.